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Systèmes pastoraux

Définition

Le pastoralisme et la gestion des parcours se référent à la production extensive de bétail utilisant des pâturages et des parcours et localisés principalement dans les zones arides et semi-arides. En ASS, le terme « pastoralisme » est généralement associé à l’utilisation de ressources en propriété commune sous réserve de certains accords de groupes, plutôt qu’en « libre accès ». « Le ranching », d’un autre coté, implique la propriété individuelle, privée des terres. Le pastoralisme est fondé sur des pâturages ouverts savanes, prairies, steppes, zones arbustives) gérées par des éleveurs nomades.
Les éleveurs pastoraux suivent les ressources des pâturages / des prairies et de l’eau, qu’ils déstockent en période de sécheresse (souvent de facto par le biais de la mortalité du bétail plutôt que par leur vente). Néanmoins, ces éleveurs ont des stratégies de réponse rapide pour la reconstitution des stocks après la sécheresse (taux de reproduction élevés chez les ovins et les caprins locaux). Il existe de nombreux types et degrés de mobilité pastorale, qui varient selon les conditions environnementales ou la situation donnée des ménages (p. ex. conflits).
La mobilité peut être saisonnière, régulière entre deux zones bien définies de pâturages ou, à la suite de pluies irrégulières. Les activités pastorales ont été conventionnellement considérées comme non rentables et écologiquement destructrices.


La réflexion actuelle reconnaît de plus en plus ces stratégies comme économiquement viables et écologiquement durables. Le défi est d’adapter le pastoralisme traditionnel aux conditions environnementales d’aujourd’hui. Ces possibilités d’adaptation concernent entre autre : la mise en place de banques alimentaires pour les animaux, l’amélioration de la composition des troupeaux et de leur santé, une distribution plus dense des puits, la collecte et le stockage des eaux de surface, des plans d’utilisation des terres, l’accès aux marchés et l’autonomisation. Applicabilité : Un système de production pour les terres arides à faible rendement : productivité relativement faible due à l’aridité, l’altitude, la température ou une combinaison de ces facteurs.
Le pastoralisme est de plus en plus entravé par la faiblesse de la gouvernance traditionnelle sur les ressources naturelles collectives, la restriction des déplacements, la sédentarisation, les frontières et la progression de l’agriculture. Résilience à la variabilité climatique : Par définition, le pastoralisme est fondé sur une adaptation permanente aux facteurs environnementaux très incertains, notamment le climat.
Le pastoralisme traditionnel a perdu, est en train de perdre, sa flexibilité et les possibilités de faire face à la sécheresse (p. ex., perte de mobilité en raison de l’empiètement des cultures et de l’accroissement de la population), augmentant ainsi les risques.


Principaux bénéfices : Les systèmes d’élevage nomade allient une production économique sur des terres à faibles rendements et la protection environnementale d’écosystèmes vulnérables, qui ont été modifiés au fil du temps par le pastoralisme lui-même; l’amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des personnes marginalisées et défavorisées (vente de produits de l’élevage et du bétail). Les sols arides sont de meilleurs puits de carbone à plus long terme que les sols d’environnements plus humides.
Adoption et transposition à grande l’échelle : Une bonne gestion pastorale des zones arides dépend de la mobilité du bétail (accès à des sites de pâturage et à des points d’eau pendant la période sèche), de l’efficacité des systèmes fonciers collectifs et des systèmes de gouvernance, et de l’adaptation des troupeaux.

Origine et diffusion

 Le pastoralisme est l’une des plus anciennes formes d’activité agricole et les éleveurs pastoraux maintiennent diverses cultures, des adaptations écologiques, et la flexibilité des systèmes de gestion. Celui-ci a évolué dans les régions arides et semi-arides suite à la pression démographique et à la domestication du bétail. Le pastoralisme faisait un usage efficace des pâturages extensifs et pouvait faire face à la variabilité du climat (distribution inégale et irrégulière des précipitations). Entre les années 1960 et 1980, les donateurs internationaux ont massivement investi dans les projets d’élevage et de pastoralisme introduisant des modèles de « ranching » où des frontières ont été tracées et des programmes de déstockage encouragés ou imposés. Ces efforts ont contribué à l’actuelle vulnérabilité de beaucoup d’éleveurs pastoraux.
Principalement appliqué : Dans les zones arides et semi-arides qui s’étendent de la Mauritanie au nord du Tchad, en Erythrée, en Ethiopie, au Kenya, au Mali, au Niger, en Somalie, au Soudan, en Tanzanie et en Ouganda.

Les éleveurs pastoraux principalement dépendants des camelins sont confinés aux zones situées au nord de l’équateur.

Les communautés pratiquant l’agro-pastoralisme se retrouvent partout : l’agriculture opportuniste (parfois fondée sur la CEP) est fréquente dans les zones « pastorales ». Egalement appliqué : Dans les zones arides de Namibie, dans certaines régions du Botswana et du Sud de l’Angola.

Principes et types

Les systèmes pastoraux traditionnels utilisent, modifient et conservent les écosystèmes par le pâturage / « le ranching » extensif avec le pâturage tournant et en utilisant divers animaux d’élevage : des ovins et des bovins qui paissent principalement les herbacées, et des caprins, des asins et des camelins qui broutent les herbacées et les ligneux. Par exemple, les troupeaux de Peulhs au Nigeria ont été confrontés à la disparition rapide de l’herbe, ils sont ainsi passés des bovins de race Bunaji, qui dépendent des herbacées, à la race Sokoto Gudali qui broute facilement les ligneux (FAO, 2001).

Le nomadisme : Les nomades sont des producteurs de bétail qui ne font pas d’agriculture et qui dépendent de la vente ou de l’échange de leurs animaux et de leurs produits pour obtenir de la nourriture (p. ex., les Touaregs et les Peulhs). Leurs déplacements sont opportunistes. Ils suivent les pâturages et les ressources en eau selon un modèle qui varie d’année en année en fonction de la disponibilité de ces ressources. La transhumance est le déplacement régulier des troupeaux entre des points fixes afin d’exploiter la disponibilité saisonnière des pâturages.

Une caractéristique de la transhumance est le fractionnement du troupeau, les éleveurs prenant la plupart des animaux à la recherche de pâturages, mais laissant la communauté résidente avec un noyau de vaches et / ou de chamelles en lactation (p. ex., les Masaïs et les Peulhs). Les Peulhs, eux, suivent une route de pâturages centenaire, vers le nord jusqu’à la frontière du Sahara pendant la saison des pluies, et vers le sud vers la savane humide pendant la saison sèche. La disponibilité des pâturages est en diminution et les circuits de déplacement sont bloqués par les changements d’utilisation des terres, l’urbanisation et les frontières. En Afrique de l’Ouest, les gouvernements ont essayé de délimiter des corridors de transhumance et de légiférer pour une mobilité transfrontalière.

L’agropastoralisme décrit des éleveurs installés, qui vivent dans des villages et cultivent des superficies suffisantes pour nourrir leur famille et garder leur bétail comme un bien de valeur (les troupeaux sont généralement plus petits). La combinaison des cultures et du bétail sert d’abord à minimiser les risques, par exemple, les mauvaises récoltes fournissent du fourrage aux animaux.

Systèmes  mixtes : Certains systèmes sont traditionnellement mixtes quand les cultures et le bétail sont gérés par différentes communautés, fondés sur une relation de longue date. Après la récolte des cultures, les éleveurs pastoraux sont autorisés à nourrir leur bétail sur les résidus. Cependant, depuis que l’élevage est promu chez les agriculteurs, cette pratique est en forte diminution.

Systèmes d’enclos et de ranching : La terre est en propriété individuelle et généralement clôturée. A l’époque coloniale, les ranches d’élevage étaient établis au Botswana, au Kenya, en Namibie, au Mozambique, en Afrique du Sud et au Zimbabwe et une proportion importante de ceux-ci existe encore aujourd’hui. Les déplacements et la pression des animaux sont ajustés en fonction de la disponibilité des fourrages dans le ranch par un pâturage contrôlé et tournant et grâce à des points d’eau bien répartis réduisant ainsi autant que possible la dégradation des terres.

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